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Confédération des Actionnaires Critiques en Allemagne

Afin de maximaliser le profit de l’entreprise, Bayer a vendu des préparations sanguines contaminées par le virus du SIDA, Siemens veut remettre en service les ruines de la centrale nucléaire slovaque de Mochovce, Thyssen veut clouer dans la nature le train à sustentation magnétique Transrapid et DaimlerChrysler veut accrocher au ciel l’Eurofighter. Hoechst et Schering plantent des espèces de pommes de terre, de colza et de tabac manipulées génétiquement. La Deutsche Bank organise l’exploitation systématique des pays en voie de développement, au lieu de résoudre le problème des pays endettés dans un esprit de justice sociale.

Depuis la moitié des années 80, quelques petits actionnaires ont montré leur mécontentement face à de telles pratiques commerciales sans scrupules. Ces actionnaires ne souhaitent pas que l’exercice du droit de propriété dans le cadre des lois existantes et en tenant compte de sa fonction sociale tombe au rang d’anecdote de la loi fondamentale de la République fédérale d’Allemagne. La question principale des ,Actionnaires Critiques‘ n’est pas de savoir à combien se montera leur dividende, mais bien plus d’où elle vient. Représentés actuellement dans les assemblées générales de près de 30 sociétés par actions allemandes, ils réclament haut et fort plus de protection de l’environnement, plus de justice sociale et le respect des droits de l’homme.

Chez Bayer, Merck, RWE et la Deutsche Bank, les Actionnaires Critiques ont pour la première fois en 1996 sollicité l’ancrage dans les statuts de l’entreprise de la protection de l’environnement et de la responsabilité du producteur comme objectifs centraux, atteignant des résultats honorables, compris entre trois et cinq pour cent des voix exprimées. – Les petits actionnaires rejoignent de plus en plus nombreux les Actionnaires Critiques pour leur transmettre les droits de vote des actions.

"Nous respectons tous ceux qui souhaitent garder leur actions Daimler ou Siemens comme placement financier", assure Henry Mathews, gérant de la Confédération des Actionnaires Critiques, "mais s’ils ne peuvent plus accepter qu’une partie de leur dividende soit gagnée avec des armes ou avec le nucléaire, il peuvent le faire savoir par notre intermédiaire aux chefs des groupements d’entreprises."

Pour les actionnaires qui désirent se faire représenter par la Confédération et par ses 33 organisations membres, une procuration délivrée une fois par an à la Confédération suffit pour avoir des droits de vote dans toutes les entreprises, dans les assemblées générales desquelles les actionnaires critiques sont actifs. "Nous ne prélevons aucune cotisation pour ces droits de vote", assure Mathews, "cependant, notre travail n’est possible que si les actionnaires nous remettent une petite part de leur dividende." La valeur indicative est de un mark par action de 50,00 marks, "mais beaucoup offrent plus."